C’est de l’exercice déguisé, et « quand nous commençons à faire des claquettes, on n’entend qu’un seul son : c’est à quel point nous sommes uni(e)s ».
Leurs chaussures de claquettes résonnaient dans un rythme percussif tandis que les participant(e)s enchaînaient pas, glissés et frappes de pieds lors d’un cours de claquettes au Centre Cummings, un organisme communautaire qui vient en aide aux Montréalais plus âgé(e)s. Âgé(e)s de 60 à 90 ans, les participant(e)s dansaient pour la plupart ensemble depuis deux ans et savaient manifestement ce qu’il(elle)s faisaient. Et il était absolument évident qu’il(elle)s avaient énormément de plaisir.
Au son de la musique — notamment le classique standard de jazz de 1954 Fly Me to the Moon et la célèbre chanson doo-wop de 1954 connue sous le titre Life Could Be a Dream — l’enseignante Sarah Johnston souriait en les guidant dans les mouvements et les routines qu’elle leur avait enseignés, tout en leur donnant des commentaires et des conseils lors de ce dernier cours de la session estivale.
Artiste de théâtre musical qui pratique la danse, le chant et le jeu d’acteur, Johnston, âgée de 28 ans, enseigne depuis une dizaine d’années et compte des élèves de tous âges. Ses élèves plus âgé(e)s « sont tellement dévoué(e)s et ont tellement envie d’être là », a-t-elle expliqué. Certains renouent avec un amour de la danse qu’il(elle)s avaient découvert plus tôt dans leur vie et « il(elle)s y apportent tellement d’engagement et de passion ».
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